
L'UB promeut de nouveaux projets qui renforcent la coopération et la durabilité sur le territoire pyrénéen
Ainsi, le nouvel appel renforce l’idée que la coopération transfrontalière est un outil efficace pour construire des territoires plus résilients, inclusifs et compétitifs, et promeut un modèle de coopération entre institutions, universités et entités sociales sur le territoire pyrénéen.
Géothermie et énergies renouvelables
Explorer le potentiel de l'énergie géothermique comme source d'énergie renouvelable dans les zones montagneuses des Pyrénées, tel est l'objectif du projet PIROS, dirigé par le professeur Irene Cantarero, du Département de Minéralogie, Pétrologie et Géologie Appliquée de la Faculté des Sciences de la Terre. Sont également participants l'Institut cartographique et géologique de Catalogne (ICGC), le Conseil régional de l'Alt Urgell, Andorre Recherche et Innovation, le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et l'Université Paris-Saclay (France).
PIROS souhaite consolider les connaissances et le potentiel de l'énergie géothermique en tant que ressource naturelle du territoire pour promouvoir son utilisation généralisée et ainsi contribuer à la souveraineté énergétique et à l'atténuation du changement climatique dans les Pyrénées. Cette initiative évaluera le potentiel géothermique associé aux systèmes d'eau thermale présents sur le territoire pour déterminer les utilisations possibles de cette ressource en fonction de la localisation (production d'électricité, de chaleur ou autres utilisations directes) et son impact socio-économique sur le développement durable de ces zones. Il combinera des études géologiques, géophysiques et hydrogéologiques avec l'analyse de facteurs socio-économiques et renforcera la coopération scientifique et technique entre l'Espagne, Andorre et la France pour promouvoir un changement dans la perception et l'utilisation de l'énergie géothermique. Il établira ainsi les bases scientifiques et techniques pour intégrer la géothermie dans les politiques énergétiques locales dans une perspective d'exploitation durable.
Le projet dispose d'un budget total de 1.493.733,14 euros (financement FEDER : 944.124,55 euros) et fait partie de la priorité 1 de l'appel, qui est définie pour créer un espace commun de connaissance et d'innovation.
La mer guérit
Le projet SEAHEALS émerge du concept de santé bleue comme une nouvelle perspective et intègre la santé et le bien-être à l'environnement marin. Il est dirigé par le professeur David Gallardo, directeur du groupe de recherche du Laboratoire des différences individuelles (IDLab), de la Faculté de psychologie et de l'Institut des neurosciences (UBneuro), et Jordi Renom, professeur titulaire du Département de psychologie sociale et de psychologie quantitative de la Faculté de psychologie de l'UB. L'Union sanitaire et sociale d'accompagnement et de prévention (USSAP) et l'association SomMar collaborent également. L'initiative souhaite créer un réseau transpyrénéen de santé bleue pour étudier et valider scientifiquement les bienfaits psychologiques et physiologiques des activités marines, et les diffuser à travers une plateforme numérique qui donne de la visibilité à cette plateforme territoriale. En appliquant des stratégies innovantes, SEAHEALS bénéficiera au public en général et améliorera la qualité de vie des personnes atteintes d'une maladie physique ou mentale.
Le projet, qui suit également la priorité 1 de l'appel, permettra de partager des méthodologies et d'ajouter des synergies entre les équipes et de renforcer le lien entre la science, la santé publique, la durabilité et la cohésion dans les zones côtières, dans un contexte qui favorisera la conservation du milieu marin comme source de santé et valorisera un tourisme durable lié au bien-être. En parallèle, il contribuera au développement de la zone fonctionnelle de la côte Est entre la Catalogne et la Côte Rouge, avec la participation d'acteurs scientifiques, sanitaires et sociaux.
Cette initiative, qui place l'élément bleu comme une ligne sous-explorée, est dotée d'un budget global de 1 060 643,05 euros (cofinancement inclus).
Le pergélisol dans un environnement en mutation
Aujourd'hui, on sait encore très peu de choses sur le pergélisol - le sol gelé en permanence dans les milieux froids : polaires ou montagnards - dans les Pyrénées, la plus haute chaîne de montagnes du sud de l'Europe. Et on en sait encore beaucoup moins sur sa dynamique récente et sur la manière dont elle pourrait répondre à l’augmentation thermique projetée dans le futur. Le projet PERMAPYRENEES-2 analysera la répartition actuelle du pergélisol dans les Pyrénées, suivra son évolution et évaluera sa réponse dans le contexte climatique actuel, marqué par la hausse des températures. Cette initiative s'inscrit dans la continuité du projet actif PERMAPYRENEES, elle dispose d'un budget total de 1 764 287,71 euros (cofinancement inclus) et s'inscrit dans la priorité 2 de l'appel, visant à protéger et consolider les valeurs écologiques.
Le projet est dirigé par le professeur Marc Oliva, du Département de Géographie de la Faculté de Géographie et d'Histoire et chercheur à l'ICREA Acadèmia. PERMAPYRENEES-2 vise à apporter une meilleure connaissance du territoire et la gestion des risques naturels liés au réchauffement climatique dans les plus hauts sommets des Pyrénées, notamment la dégradation du permafrost, qui entraîne une instabilité des pentes, des glissements de terrain, des éboulements, etc. Ces dernières années, il a affecté des itinéraires de montagne très fréquentés, ainsi que certaines infrastructures.
Combattre la leishmaniose
La leishmaniose est une maladie tropicale négligée, présente dans plusieurs régions des Amériques, d'Asie et de la Méditerranée, avec une incidence croissante en Espagne et en France en raison de facteurs environnementaux et socio-économiques. Les traitements actuels sont rares et présentent des problèmes de toxicité et de résistance, ce qui souligne la nécessité de nouveaux médicaments et systèmes d'administration. Dans ce contexte, l'UB est l'une des entités participant au projet RudraLeT-Nano, une initiative dirigée par le Centre national de la recherche scientifique (CNRS, France) pour identifier et analyser les facteurs environnementaux, socio-économiques et de santé publique à l'origine de la leishmaniose dans les régions transfrontalières entre l'Espagne et la France.
Le chercheur principal de l'UB est le professeur Patrick Gámez, du Département de chimie inorganique et organique de la Faculté de chimie. RudraLeT-Nano favorisera également le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques innovantes contre la leishmaniose en utilisant les ressources de la chimie médicinale (conception et synthèse de nouveaux candidats médicaments), de la biologie (recherche de mécanismes d'action et études génétiques et in vivo pour évaluer leur efficacité et leur sécurité) et de la nanomédecine (création de systèmes nanostructurés biocompatibles pour améliorer la stabilité, la sélectivité et les résultats cliniques des médicaments chez les patients).
Le projet, qui fait suite à la priorité 1 de l'appel, dispose d'un budget total de 961 794,79 euros (cofinancement inclus).
Nouvelles originales : https://web.ub.edu/ca/web/actualitat/w/projectes-ub-poctefa

